Tri de cartes

Tri de cartes

Catégorisation d'items sur un mur à l'aide de post-it dans le cadre d'un tri de cartes

Introduction :

Wikipédia définit le tri de cartes comme étant une méthode utilisée en ergonomie informatique où un groupe de participants experts ou utilisateurs d’un produit de type logiciel ou site web, est accompagné dans la classification de termes.

Cette démarche a pour but de concevoir l’architecture de l’information de l’application informatique, par exemple :

  • l’arborescence des rubriques d’un site web ;

  • la structure des menus ;

  • l’organisation des fonctionnalités d’un logiciel ;

 

Présentation des sessions de tri :

Le tri de cartes peut s’organiser de plusieurs façons :

  • individuellement

  • par groupe de plusieurs participants

Dans le cas d’ateliers individuels, chacun fait son tri en prenant en compte son expérience en tant qu’utilisateur et en se projetant à la place du client, tentant de répondre à cette question d’une importance capitale :

Où irai-je chercher cette information si j’étais moi-même client ?

Dans le cas d’un groupe de plusieurs participants, chacun fait ses groupes, puis l’assemblée échange sur les différents points de vue dans le but de trouver un consensus.

Dans les deux cas il faut essayer de varier au maximum le profil des participants, en sélectionnant volontairement des personnes avec des profils techniques, des habitudes et des usages différents.

Déroulement d’une session :

Dans un premier temps, des intitulés (ou items) sont présentés au participant sur des post-it par exemple et ce dans le désordre, sans aucune logique.

Ce dernier doit effectuer des groupements d’items par affinité, logique, hiérarchie, importance, selon sa seule et unique appréciation.

Commencent alors à se former des amas de post-it s’organisant d’une façon ou d’une autre. Certains réfléchissent par usages, d’autres par importance, ou encore par nature d’information.

Dans un second temps, une fois les groupements terminés, il est demandé au participant de désigner un nom pour chacune des catégories. Puis, une fois nommées, il doit leur donner une importance afin de définir les différents niveaux de navigation. Ainsi la navigation principale se détache des navigations secondaires et des informations complémentaires.

Note : Entre chaque session, il est conseillé de capturer les groupements créés par le participant précédent (avec un appareil photo par exemple).


Résultats :

Il s’agit ici de dégager des tendances, en se basant notamment sur :

  • le nombre de catégories proposées, ainsi que le nombre d’items qu’elles contiennent

  • le pourcentage d’apparition d’un item dans une catégorie

  • le nombre de fois où chaque item est placé avec un autre dans la même catégorie

 

Le nombre magique sept-plus-ou-moins-deux :

Le nombre total de catégories ne doit pas être trop élevé pour bénéficier d’une compréhension de la part de l’utilisateur.

En effet, il existe en ergonomie un fondamental qui est appelé le nombre magique sept plus-ou-moins deux, article de George A. Miller, psychologue cognitif, publié en 1956. Il pose les limites de la capacité mnésique (mémoire à court terme) d’un individu normalement constitué. Au delà, l’utilisateur ne retiendra pas les différents objets contenus dans sa mémoire et, dans notre cas, il n’aura aucune représentation de la structure du site et sera perdu.

Si l’on tient compte des récentes recherches qui démontrent que l’interprétation de l’article de Miller est erronée, on notera que le nombre correct d’éléments pouvant tenir dans la mémoire courante est égal à trois ou quatre.

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